La Philharmonie de Berlin



Ce que dit Wikipédia : La Philharmonie de Berlin (Berliner Philharmonie) est un ensemble de deux salles de concert situé dans le centre de Berlin, intégrant une salle de concert symphonique de 2400 places conçue par Hans Scharoun et inaugurée en 1963, et une salle de musique de chambre réalisée par Edgar Wisniewski d'après un projet de Scharoun et inaugurée en 1987[1]. Elle est le siège de l'Orchestre philharmonique de Berlin qui fut sous la direction d'Herbert von Karajan de 1954 à 1989. Son successeur, Claudio Abbado, a cédé la direction de l'orchestre à Simon Rattle en septembre 2002.

Philarmonie de Berlin

La grande salle est inaugurée le 15 octobre 1963 par une interprétation de la Neuvième Symphonie de Beethoven, avec Gundula Janowitz, Sieglinde Wagner, Luigi Alva et Otto Wagner. La salle fut vite surnommée par les Berlinois « Zirkus Karajani », en référence au cirque Sarasani d'avant-guerre et par référence à l'orgueil supposé d'Herbert von Karajan, directeur musical de l'orchestre, qui avait joué un grand rôle dans le choix de Scharoun.

Le logotype de l'Orchestre philharmonique de Berlin, adopté à cette époque, présente trois pentagones imbriqués ; il marque ainsi l'association de l'orchestre avec la salle, pentagonale, et reprend le mot de Scharoun selon lequel son projet musical associait « l'espace, la musique, l'Homme » (« Raum – Musik – Mensch »).

Depuis son inauguration la grande salle est réputée avoir une des plus belles acoustique de la planète, elle est devenu le modèle de référence pour de nombreuses salles construites dans la seconde moitié de XXème siècle.

En entrant la première fois dans cette salle mythique nos oreilles étaient bien entendu à l’affut de la fabuleuse acoustique. Ce fut d’ abord une grande déception, rien de remarquable…. Mais après quelques instants, nous avons fini par nous rendre compte que dans le brouhaha des spectateurs attendant le début du concert, il était possible de discerner les conversations à 10 ou 12 rangées de fauteuil derrière nous ! Lorsque l’orchestre philarmonique a entamé le concert nous avons finalement compris ce que cette acoustique a de remarquable, elle est parfaitement homogène, et extrêmement précise, et surtout si discrète que l’on ne l’entend pas ! On n’entend rien d’autre que la musique, c’est réellement un exploit pour une salle de cette taille.


Extrait de l’hommage rendu à Hans Scharoun par René Gagés, le 5 février 1987


La philharmonie de Berlin, cette œuvre qui l’a fait connaître du grand public, exprime magistralement sa conception des choses. Avec la philharmonie, Scharoun avait deux soucis. Le premier, faire disparaître la barrière traditionnelle entre musiciens et auditeurs-spectateurs. Le second, obtenir une qualité unique de place.


Ces deux principes simples et évidents vont dicter tout un ensemble de choix architecturaux qui font l’originalité de cette œuvre (...). 2 200 auditeurs-spectateurs sont disposés en unités d’écoute réparties tout autour de l’orchestre sur des plans situés à des niveaux différents. L’orchestre focalise l’attention, mais l’espace qu’il occupe est dégagé de toute référence symbolique. Ceci conduit Scharoun à limiter aux environs de 300, le nombre d’auditeurs-spectateurs par unité d’écoute. L’emplacement de la scène, la configuration de la salle et le traitement très élaboré du plafond conçu comme une toile de tente rigide ont permis d’obtenir cette remarquable qualité acoustique reconnue et pratiquement semblable pour tous les spectateurs.


Avec la philharmonie, Scharoun a fait autre chose qu’une excellente salle de concerts. Si l’orchestre en est l’élément principal du point de vue optique - s’il est au centre de l’équilibre, au centre de gravité de l’espace, il n’est pas au centre géométrique de la salle. Là on touche à l’essentiel de sa pensée, c’est-à-dire le dynamisme de l’espace intérieur. Alors tout devient mouvement. Cette dynamique détermine la configuration interne et externe de la salle et de l’ensemble de la philharmonie (...). Les accès à cette salle, les circulations sont pour Scharoun, comme dans la plupart de ses réalisations, l’occasion de mettre en œuvre la grande maîtrise qu’il a des espaces.


Voilà pourquoi la philharmonie n’est pas un objet, ni une organisation savante mais un « organisme » dans le sens d’organisme vivant. Sa forme n’est pas figée, on peut aisément greffer des organes sans que l’ensemble se détruise (...).



https://www.berliner-philharmoniker.de/philharmonie/architektur/




Site Web:



www.berliner-philharmoniker.de

 


 

sphere%20G.gif

Page précédente